Conseils poker

Une table de poker, même de 10 joueurs, se résume souvent à une succession de duels au fil des coups. S’il ne s’agit pas de Heads-Up, il est quand même essentiel que vous détectiez précisément le profil de votre adversaire avant de vous isoler face à lui.

Vous allez jouer souvent et vous retrouver face aux même joueurs durant la partie, les duels vont alors se répéter.
Le danger est de se fixer sur un seul adversaire, surtout s’il vous a fait subir quelques pertes, ou même un serieux bad beat. Evitez de développer ce problème d’égo ou d’essayer de prendre votre revanche : c’est le premier ennemi du joueur de poker !

Duels variables :

S’il faut bien détecter les différents profils de joueurs au poker, il est tout autant décisif de repérer les changements de style dans une partie. Parfois, le joueur de nature tight va se mettre à relancer beaucoup de pots et à changer de rythme. On se doit alors de raiser une de ses attaques, histoire de le pousser à plus de prudence.
Par ailleurs, pour que vous remportiez plus de duels que vous n’en perdez, vous pouvez (et devez) changer votre propre style de jeu en variant votre range de mains et vos mises.
Si vous alternez entre une attitude active ou passive à la table, vos adversaires auront du mal à vous cataloguer et donc à vous contrer.
Mais, l’exercice est périlleux. Vous avez donc intérêt à tester votre aptitude à changer de rythme sur des parties entre amis : vous verrez qu’il est plutôt difficile de ne pas perdre certains pots, souvent par manque d’expérience dans votre nouveau « rôle ».

La raise à 2 ,5

Un move très efficace contre tout les types de joueurs, et que le célèbre Elky manie à la perfection, est de raiser à 2,5 fois la big blind.
Le tight agressif ne relancera pas car il souhaite garder des clients pour payer son gros jeu.
Quant au large agressif, il a le plaisir de voir grossir le pot, et il reste, même si ses cartes ne sont pas très bonnes.

De votre côté, vous avez la parole au flop : une bonne continuation bet va dans la plupart des cas faire coucher vos adversaires, ceux qui ne l’ont pas déjà fait dans le préflop. Ainsi, vous allez pouvoir rentabiliser vos mains premium en duel, en étant suivi par un seul adversaire. Attention, vous serez toutefois souvent confronté à des joueurs qui ont touché un tirage au flop avec une main assez moyenne : c’est l’inconvénient de cette technique qui est faite pour voir le maximum de flop au meilleur prix.

LE TILT

Perdre un gros coup peut vous faire voir rouge, et influencer parla suite votre manière de jouer et vos adversaires ont hâte de tirer partie de ce changement d’humeur !
A moins qu’en fait vous teniez ce rôle pour les rendre moins méfiants ?
Evitez le tilt, ou sachez en jouer…

Aucun joueur de poker ne peut prétendre n’avoir jamais “tilté”. Certaines mains sont tellement frustrantes que même les plus sereins s’arrachent les cheveux. Et il n’y a malheureusement aucune recette miracle pour garder son calme en cas de coup dur. Mais ces moments quasi obligatoires doivent être rationalisés et utilisés à votre avantage pour enrichir votre perception du jeu.

Mais qu’est-ce exactement qu’une période de tilt ?
Il s’agit d’un état d’esprit particulièrement suicidaire qui survient notamment après un sévère “bad beat”. Il arrive aussi qu’on qualifie ce joueur du terme « steaming” (vapeur) qui signifie tout simplement que de la fumée lui sort par les oreilles !
Comment faire alors pour que vos nerfs ne détraquent pas le contrôle de la partie ? En quoi pouvez-vous tourner ce bad beat à votre avantage ?

Lorsque le tilt surgit…

Le poker est un bien beau jeu, et son charme passe aussi par la variété des émotions que l’on peut y ressentir : la joie intense de voir son tapis doubler, ou la colère de voir une main improbable détruire la vôtre.
De nombreuses configurations de jeu peuvent faire de vous un joueur en tilt, car fréquents sont les coups où une meilleure main se fait démolir. Ce peut être votre brelan craqué par une quinte miraculeuse à la river quand votre adversaire ne tirait que pour trois cartes. Ou ce sera votre full, avec lequel vous vous sentiez si invincible, qui se retrouve battu par un carre. Ou encore la frustration de coucher une main premium face a une grosse mise adverse qui dévoilera parla suite une simple poubelle…

Cette dernière situation m’est arrivé il y a un mois de cela en cash game live. J’ai jeté deux fois une top pair (qui s’avérait être la meilleure main) face à un adversaire qui sur relançait de cinq fois mes mises au flop… Lorsque enfin, quelques mains plus tard, je pensais pouvoir l’attraper avec ma double paire floppée A-7, j’ai misé sans relâche.
Le tableau laissait pourtant apparaître une possibilité évidente de couleur adverse : je n’ai pas voulu la voir, car j’étais en tilt…

Les effets :

Quand vous êtes “on tilt”, le sort s’acharne contre vous ! Vos adversaires peuvent juger par votre mine renfrognée et vos narines dilatées que vous en avez assez. Le mauvais réflexe est de lancer dès les mains suivantes vos jetons au milieu comme s’ils étaient brûlants. En effet, les joueurs à la table n’attendent que ça : profiter de votre changement de comportement pour utiliser leurs propres techniques de poker et vous dépouiller.
Tilter occasionne généralement deux types de comportement chez le joueur :

- soit il devient large agressif (ce qu’on appelle un maniaque)
- soit il se transforme en large passif.

Dans le premier cas, il expulse sa colère en misant a tout va.
Il veut rapidement que justice lui soit rendue (non mais!).

Dans le second cas, il cherche à se refaire en rentrant dans un grand nombre de coups (si possible pour pas cher), et devient alors une authentique calling station..
Bref, dans les 2 cas : il s’enfonce !